dimanche 4 novembre 2018

Le mort est dans le pré, Patrick Caujolle.

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Lorsque le capitaine Escaude débarque à Blagnac ce n’est pas à l’aérogare mais dans l’exploitation agricole des frères Casse, maraîchers. Maxime, l’aîné des frères gît au sol, un trou dans le crâne mais en chaussettes impeccablement blanches. La thèse du suicide écartée tout de suite, Escaube doit trouver les fameuses bottes vertes du défunt pour confondre le meurtrier. L’enquêteur s'intéresse très vite à Émilie, la veuve trop imperturbable, et à Lilian le frère cadet, trop coopératif pour être honnête. Lorsque les indices s’accumulent contre lui, ce dernier disparaît dans la nature, entraînant le capitaine dans un périple plein de surprises entre Blagnac, Béarn et Pays basque. 

C’est dans son style truculent que Patrick Caujolle nous convie à une enquête banale, loin des courses poursuites endiablées et des coups de feu toutes les trois pages. Enfin, banale c’est ce que nous dit le narrateur, c’est à dire Escaube lui-même, car en fait les péripéties s’enchainent et mettent à rude épreuve le capitaine, jusqu’au coup de théâtre final.
En résumé une belle cuvée bucolique que je conseille de lire lorsqu’on a le moral en berne.



Le mort est dans le pré, Patrick Caujolle, éditions Cairn. 

Cette chronique a été diffusée dans l'émission "Un jour, un livre, un auteur" sur Radio Présence Lourdes le  31 octobre 2018.