lundi 30 septembre 2024

Un agent sous couverture.

 

Madrid, 1975

 

Bonjour Janus, je suppose que pas plus que ne l’a fait votre officier traitant vous ne nous dévoilerez votre identité ?

C’est clair ! Ma mission est peut-être totalement insensée, mais moi je ne suis pas fou. La seule chose que je peux vous dire sans risque c’est que je suis policier, sous-inspecteur pour être précis, et que je suis inscrit à l’université. Je suis donc au milieu de la vingtaine. Mais vous n’aurez aucune autre information pouvant mettre en danger ma mission.

 

C’est très frustrant parce que votre auteur ne vous met jamais en scène de façon directe, tout ce que vous dites ou faites est rapporté par votre agent traitant.

Honnêtement je préfère ça. Je suis un homme de l’ombre, un être qui doit rester invisible. Voir, entendre sans être vu ou entendu. Une sorte de fantôme sans existence palpable. Mon agent traitant Don Ernesto y veille scrupuleusement. Je ne suis pas un agent dormant, c’est-à-dire un agent qui attend qu’on lui donne l’ordre d’agir, je suis un agent passif : je me coule dans l’organisation à surveiller, j’observe ce qui s’y passe, je recueille des informations, je les recoupe pour les vérifier, puis les transmets à mon supérieur. Le jour où nous pourrons démanteler FIERAS, je resterai dans l’ombre. Ce sont d’autres policiers qui agiront, je serai peut-être arrêté moi aussi comme n’importe lequel des membres du groupe terroriste. Ce sera à Don Ernesto de me tirer de là et de me mettre sous protection de témoin. Car en fait je ne suis qu’un témoin consentant.

 

En somme vous avez une double vie, comme les espions.

(Rires) Triple vie en fait. Ces terroristes ont une double vie : vie sociale tout ce qu’il y a de plus ordinaire et vie clandestine. Moi j’ai une vie d’étudiant absolument banale : les cours, mon petit deux-pièces à Tetuán, quelques fêtes, une copine. À côté de ça deux vies clandestines : membre d’un groupe terroriste où il faut se cacher de la police, agent infiltré où il faut se protéger des camaradas. Parfois un peu délicat à concilier, mais je ne vais pas me plaindre.

dimanche 22 septembre 2024

Rencontre d'un officier traitant.

 Nous poursuivons la galerie de personnages avec l'interview de l'inspecteur de première classe Antonio Perez Albán. Sur une idée originale de mon confrère Nick Gardel.


Madrid, 1975

 

Inspecteur, pouvez-vous vous présenter ?

Bien sûr, je suis l’inspecteur de première classe Antonio Perez Albán, j’ai 35 ans. Je travaille au sein de la Brigada Politico social, une des entités de la police espagnole.

 

Quel est le rôle de cette brigade ?

Nous sommes chargés de veiller à la protection de la morale et à la conformité de nos concitoyens aux préceptes de la Nation. Nous nous informons des attitudes et comportements de chacun afin de repérer les éléments subversifs qui nuisent à l’économie et à la santé mentale de l’Espagne. Pour ma part je suis un fonctionnaire du service chargé de la lutte antisubversive.

 

En quoi consiste exactement votre travail ?

Je suis l’officier traitant d’une dizaine d’agents infiltrés dans des organisations clandestines subversives. Grâce à eux je recueille des renseignements, je les évalue et s’il y a besoin d’autres collègues interviennent pour rétablir l’ordre.

 

C’est le cas de Janus ?

Là le cas est un peu différent. Janus est le nom de code d’une opération de démantèlement d’une organisation terroriste : « FIERAS ». Notre agent a pour mission de recueillir le maximum de renseignements pour pouvoir arrêter tous les membres. Pour cela il doit faire profil bas. Vous savez ces types sont très méfiants, à la limite de la paranoïa. Donc la survie de Janus implique qu’il espionne avec le plus de discrétion possible. Mais je ne peux pas vous en dire davantage car nos méthodes et techniques sont totalement secrètes. Vous comprenez, j’espère ?

 

Je suppose que vous ne pouvez pas nous dévoiler l’identité de Janus ?

Oh, que non ! D’abord par principe, nos agents infiltrés ne doivent leur survie qu’à cet anonymat total et leur couverture doit être impérativement étanche. Ensuite parce que moi-même j’ignore sa véritable identité. Nous l’avons sélectionné sur dossier et celui-ci était absolument anonyme. La seule chose que je peux vous dire c’est qu’en plus d’être sous-inspecteur, Janus est un authentique étudiant en droit.

 

C’est quand même étrange cet anonymat pour une Brigade censée tout savoir sur la vie des gens !

(Rires) Le fait que j’ignore l’essentiel sur celui qui joue le rôle de Janus, ne signifie pas que quelque part dans un des autres bureaux de la Réal Casa de Correos, il n’y a pas un dossier détaillant tout sur ce jeune homme… comme sur moi, d’ailleurs. Mais la probabilité que ces données puissent être exhumées est plus qu’infime.

 

Merci inspecteur de première classe !

J’espère vous avoir été utile.

 

mardi 17 septembre 2024

Qui êtes-vous M. Morin ?

 

Pour changer un peu des formats classiques je vous propose l’interview de personnages de mon roman à partir d’une idée de mon excellent confrère Nick Gardel : 

 

Bagnères-de-Bigorre, Hautes-Pyrénées, 2015

 

André Morin, tout au long du roman l’auteur vous laisse au deuxième plan, faisant de vous un être énigmatique.

(Rire franc) Pourtant je ne cache rien ! Je suis un universitaire à la retraite qui s’occupe de sa femme et de ses enfants. J’aime faire la cuisine, un peu de sport (natation, marche, golf à l’occasion), lire. J’adore le théâtre, alors tous les mercredis après-midi j’anime un atelier à l’école où vont nos enfants.

 

Dites-nous-en un peu plus sur vous.

J’ai 65 ans, je suis un spécialiste de l’Espagne et des pays hispanophones. Ma thèse portait sur la guerre civile carliste lors de la succession de Ferdinand VII et l’affrontement de deux concepts : d’une part celui d’une monarchie constitutionnelle et d’autre part celui de l’absolutisme protecteur d’une « Espagne Éternelle ». Après une carrière universitaire classique j’ai intégré le ministère des Affaires étrangères en tant que conseiller culturel en Amérique latine.

 

Il semblerait qu’il se passe des choses étranges autour de vous ?

Je crois que mon auteur aime dramatiser les choses. En tous cas moi je n’ai rien perçu de tel. La vie s’écoule tranquillement, peut-être que mes tentatives de briser les routines quotidiennes semblent étranges. Mais il ne s’agit que de pimenter un peu le train-train familial.

 

Même le fait qu’on vous ait vu prendre un autre vol que celui qui était prévu ?

Ah ! (rire franc) Effectivement Marianne m’a dit qu’un de ses collègues pensait m’avoir aperçu me dirigeant vers l’embarquement de Genève. Mais si je vais assez régulièrement à Paris pour y rencontrer Mark Panowski, de la revue Études critiques de l’hispanité à laquelle je collabore ponctuellement comme rewiever (relecteur évaluateur dans les revues scientifiques), je n’ai aucune raison d’aller en Suisse.

 

Pas même pas pour y rencontrer Mark Zellweger, le co-fondateur des éditions Eaux Troubles ?

(Rires) Effectivement Mark est un excellent ami que je connais depuis de nombreuses années, mais il vient si souvent en France pour présenter les romans de sa maison d’édition que j’ai plus de chance de le retrouver à Bagnères ou à Toulouse qu’en Suisse. Par ailleurs il vit à Lausanne et non à Genève…

 


mardi 10 septembre 2024

Un autre personnage principal de mon roman Illusions, aux éditions Arcane 17.

 

Pour changer un peu des formats classiques je vous propose l’interview de personnages de ce roman à partir d’une idée de mon excellent confrère Nick Gardel :

 

Madrid, 1975

 

Camarade Boukharine, qui êtes-vous ?

Un militant politique qui cherche à abattre cette dictature odieuse. Je suis à la tête de l’état-major de FIERAS. Chacun des membres de notre organisation porte un nom de guerre rappelant la glorieuse Révolution d’Octobre.

 

Oui, mais encore ? Nous aimerions en savoir plus sur vous. Votre âge, votre parcours politique, votre légitimité sociale.

Comprenez qu’à cause de la police politique je sois peu disert. J’ai 25 ans, j’ai fait des études supérieures et je suis pleinement engagé dans la vie professionnelle. Quant à savoir dans quel domaine et où, cela restera secret. La sécurité de notre organisation est à ce prix. Je me bats avec mes camarades contre la dictature qui a renversé la République et massacré une large partie de la population espagnole. Nos glorieux anciens qui se sont battus pour libérer la France du joug nazi ont été trahis : aussi bien les Américains que les Européens ont refusé de terminer le nettoyage en balayant Franco et ses salopards. Alors notre génération reprend le flambeau et fera tomber ces fascistes jusqu’au dernier, pour rétablir la République.

 

Vous commettez des attentats, n’est-ce pas une étrange façon de promouvoir la démocratie ?

Tendre l’autre joue ne fait pas partie des pratiques marxistes. Notre peuple est agressé chaque jour, il est méprisé, emprisonné, tué. Alors nous répondons légitimement à la violence par la violence. Alors qu’ils se battaient uniquement avec des mots Gandhi a été tué et Mandela est en prison. Si je dois mourir ce sera les armes à la main ; pour la liberté.

 

Parlez-nous de vos cibles.

Il s’agit systématiquement de responsables de la répression militaire ou civile, ou de spoliateurs qui dépouillent le peuple espagnol des richesses qu’il produit. Notre service de renseignement dirigé par Sorge surveille des cadres du régime, il recense leurs « exploits » au détriment du peuple, définit leurs habitudes, emplois du temps, faiblesses. En fonction du contexte politique et du message que nous voulons porter, notre état-major attribue un nom de code à l’opération de châtiment populaire, il organise aussi l’action militaire. Celle-ci est menée par un des groupes de six soldats sous les ordres de notre camarade Molotov. D’autres fonctions existent bien entendu au sein de notre état-major, mais je ne développerai pas davantage.

 

dimanche 8 septembre 2024

Illusions sera en librairie jeudi prochain 12 septembre.

 



 

Pour changer un peu des formats classiques je vous propose l’interview de personnages de mon nouveau roman Illusions à partir d’une idée de mon excellent confrère Nick Gardel :

 

Bagnères-de-Bigorre, Hautes-Pyrénées, 2015

 

Pouvez-vous nous dire qui vous êtes ?

Je m’appelle Marianne Morin. J’ai 40 ans, je suis maitresse de conférences en sociologie à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, à Tarbes. Je suis mariée et j’ai deux enfants : Maxence l’aîné qui a 8 ans et Lise 4 ans. Avec André mon mari, nous habitons à deux pas du Vallon de Salut, un parc paysager qu’affectionnent les bagnérais et les curistes.

 

Dans ce roman votre auteur vous met dans une drôle de situation.

C’est exact. Alors que ma vie auprès d’André était tout ce qu’il y a de plus heureuse, voilà qu’en l’espace de quelques jours tout a changé. Évanouie sa bonne humeur, disparu son détachement. Je l’ai senti préoccupé, sur ses gardes. Et quelques incidents bénins au début, puis plus graves, m’ont amenée à enquêter sur son passé. En cachette bien entendu, et je dois vous avouer que ce n’est vraiment pas facile à assumer.

 

Et qu’avez-vous découvert ?

Ce serait trop long à raconter, il vaut mieux lire le roman ! Mais je peux vous dire que ça a été compliqué, et parfois dangereux. 

 

Illusions est publié aux Éditions Arcane 17, 23€

 

 

vendredi 9 août 2024

Parution imminente de Illusions mon nouveau roman noir.

 

Mon nouveau roman noir ILLUSIONS paraît début septembre aux éditions Arcane 17, dans la collection Polar rouge. 

 


 

 

 

Milieu des années 70, Madrid. Le dictateur Franco agonise lentement mais son régime est toujours aussi féroce avec les opposants. Emprisonnements, tortures, exécutions posent un carcan impitoyable sur le pays. À l’instar d’autres groupes de résistance armée comme les MIL, les GRAPO ou l’ETA, FIERAS assène des coups mortels aux cadres du régime dans la capitale espagnole. Attentats, enlèvement de magistrats, exécution de hauts gradés militaires ou de collaborateurs du franquisme répondent aux exactions des organes de répression.

Quarante ans plus tard dans une petite ville des Hautes-Pyrénées Marianne coule des jours heureux auprès de son mari et de ses deux enfants. Mais voici que de petits changements dans leur quotidien frappent l’universitaire que les dénégations de son mari intriguent. Commence alors pour elle une enquête qui s’avère non seulement ardue, mais vite dangereuse. André son mari est-il bien celui qu’il prétend être ?

Quel lien peut-il bien y avoir entre les deux récits ?

 

 

lundi 6 juillet 2020

Et un petit nouveau à l'horizon.


Mon créateur récidive avec le récit d’une cinquième enquête. Le livre sortira dans quelques jours mais ne sera disponible chez les libraires que fin août. D’ici là, hormis des signatures en exclusivité dont je vous informerai à chaque fois, je vous propose une série d’amuse-gueules pour vous faire patienter (et saliver j’espère).

Le principe des trois singes, éditions Arcane 17.

Mai 2010. Le printemps s’installe timidement sur Nancy faisant fleurir les terrasses sur la Place Stan’. Pourtant à un kilomètre et demi de là se noue un drame incompréhensible : la mort d’une élève de 4°. Je suis rapidement sur les lieux, accompagné d’Émilie Legoff, la substitut du procureur, et de deux de mes officiers, le commandant Lefranc et le lieutenant Samakowski. Commence alors une enquête douloureuse tant la mort d’une adolescente pleine d’énergie et de gaieté est contre-nature. Ce qui aurait dû n’être qu’une formalité administrative se heurte d’emblée à l’inertie des protagonistes au sein du collège Georges-Marchal, comme si notre présence était malvenue et que nos questions dérangeaient une habitude de silence implicite.
Mais qu’y a-t-il donc à cacher dans cet établissement secondaire au public policé dans un quartier bourgeois de la cité ducale ?


samedi 21 mars 2020

Le sanctuaire des oubliés, Yves Carchon.


Lorsque votre travail consiste à rajeunir de vieilles photos défraîchies, le hasard peut parfois bousculer votre vie. Mais est-ce bien un hasard qui place entre les mains de Lucas Delmont cette vieille photo qui lui révèle le visage de Lola Delavigne son amour perdu vingt ans plus tôt ? Pour en avoir le cœur net, Lucas va donc faire un pèlerinage vers sa jeunesse à Barcelone. À partir de la vieille librairie aux Temps anciens appartenant à la jeune femme, aujourd’hui abandonnée avec tous ses vieux livres et l’extraordinaire bric-à-brac que sa propriétaire y amoncelait, Lucas va partir en quête de celle qu’il aime toujours au long d’un étrange périple dans la capitale catalane. Ce périple s’avérera une véritable chasse au Trésor qui au fil des étapes révélera les nombreux secrets que Lola gardait au plus profond de son cœur.

C’est à un récit onirique qu’Yves Carchon nous convie ici, bien loin de la noirceur réaliste de ses précédents opus. Il faut dire que Barcelone dégage derrière sa bonhomie méditerranéenne une aura de mystère qu’accentue la langueur de ses quartiers si différents : Barri Gotíc, Montjuic, façades Art Nouveau tout concours à une ambiance trouble, comme si chaque pierre protégeait un sortilège. Une sorte de conte moderne, et qui dit conte dit auxiliaires de mission, ici ils s'appellent : Dolores Marquez, Joaquim Escribà, Miquel Befaràs, Osip Abecassis, Isidora Zaplana,  Ignasi Puig. Autant de témoins hors d’âge, autant de complices dans ce cheminement.

Tout l’art de l’auteur se déploie pour poser cette ambiance de réalisme magique. L’écriture est belle, légère, précise. En le lisant on ne peut s'empêcher de penser à Edgar Alan Poë, ou au Pérez Reverte de la Neuvième Porte. Un roman noir à déguster voluptueusement.





Le sanctuaire des oubliés, Yves Carchon, Éditions Cairn.

Cyber Games, Mark Zellweger


Qu’y a-t-il de commun entre une panne d’électricité à Oxford, l’enlèvement d’un ancien hacker travaillant désormais pour le Sword, service de renseignements indépendant installé en Suisse, le déraillement d’un train de marchandises transportant des matières sensibles au Canada, le crash du prototype d’un chasseur russe près de Moscou, puis celui d’un chasseur F-35B américain quelques jours plus tard ? Et pour quelle raison Pierre Bailly un ancien agent de la DGSE qui coule une retraite paisible au Maroc voit-il soudain réapparaître des barbouzes décidés à le tuer ?

C’est à une quête haletante de la vérité que nous convie Mark Zellweger, auteur helvétique rompu aux arcanes des services de renseignements et à leurs raisons d’état. Dans une écriture dépouillée l’auteur nous projette d’Oxford à Genève, du Maroc au cœur de l’Afrique noire, du Quatar à Tahiti en une course contre la montre, ou plutôt une course pour la survie. Si le Sword est au cœur de l’intrigue, le mobile de ces catastrophes en chaîne est, comme il se doit, soigneusement tapis derrière une suite de décors offrant autant de camouflages qui nécessitent une minutieuse mise en perspective pour ne pas s’y perdre. Un roman gigogne qui ravira les amateurs d’espionnage et ceux de thrillers.






Cyber Games, Mark Zellweger Éditions Eaux troubles.

Pris dans la toile, Cécile Callan.


Lorène Vivarelli, jeune artiste peintre de talent qui purge une peine de prison pour contrefaçon se voit proposer la liberté et la possibilité de recommencer sa vie en échange de son aide auprès du capitaine Nowak de la brigade mondaine. L’objectif de cette collaboration improbable : identifier un dangereux chef de réseau pédophile et libérer deux petites filles qu’il a enlevées quelques jours plus tôt. Deux seuls indices pour les enquêteurs : il est amateur d’art et chirurgien. C’est ainsi que de Biarritz à Florence, de Paris à Nice nos deux protagonistes devront composer avec le caractère de l’autre. Il faudra beaucoup de patience au taciturne Nowak pour supporter les états d’âme de l'imprévisible Vivarelli, et beaucoup de courage à celle-ci pour surmonter sa répugnance des flics et l’angoisse de cette traque dangereuse.

Cécile Callan signe ici un thriller charpenté qui oscillant entre les pensées des deux protagonistes principaux nous révèle par petites touches les blessures et les faiblesses de chacun. L’auteur développe avec érudition les enjeux techniques et les arcanes de la création picturale tout en ouvrant des pistes subsidiaires pour mieux perdre le lecteur dans un tableau où les plans se superposent dans des trompe-l’oeil dignes des grands maîtres de la Renaissance.
À déguster voluptueusement tout en sirotant un bon verre de Limoncello bien frappé.




Pris dans la toile, Cécile Callan aux Éditions Lucane.

vendredi 20 mars 2020

La compagnie des louves, Florence Rhodes


Elles sont quatre. Quatre femmes dans la quarantaine. Quatre amies d’enfance : Clara directrice d’une grande agence publicitaire, Clémence artiste dépressive, Maud chef de cabinet du ministre des finances et Denise femme au foyer. Elles sont inséparables affrontant en commun les aléas de l’existence comme les moments joyeux. Et ces quatre-là  personnifient à  merveille la devise des 3 Mousquetaires : Un pour tous, tous pour un. À tel point que maris ou enfants suivent le mouvement tels des pièces rapportées. Ce sont elles la Compagnie des louves. Jusqu’à ce jour de début janvier où Édouard le mari de Denise est sauvagement assassiné dans les cuisines de son restaurant à la mode. L'enquête est confiée au commandant Abel Hamelin qui avec son groupe d’enquêteurs va tenter d’identifier le coupable.
Raconté ainsi, on aurait l’impression d’un énième polar bien sage. En fait très rapidement le lecteur va plonger dans la complexité de ces différents personnages qui tous ont une part d’ombre à protéger, que ce soient les suspects comme les policiers. La belle amitié exclusive des « louves » est fragile, les rancœurs, les suspicions l’assaillent comme l’océan une falaise. La calme froideur d’Hamelin cache un secret douloureux qui le crucifie. Les enfants eux-mêmes sont loin de l’innocence attendue.

Avec ce premier roman, Florence Rhodes fait une entrée remarquée dans l’univers du roman noir, puisqu’elle vient d’être couronnée du prix Dora-Suarez. L’auteur multiplie les points de vue sur le moment crucial qui semble avoir noué le drame, elle explore d’une plume incisive les fêlures de chaque protagoniste, les petites peurs et les grandes angoisses métaphysiques. Le style est alerte, le rythme soutenu par un découpage précis comme la scansion d’une épopée homérique. Il y a du sang, du sexe et de la haine. Si le meurtre inaugural de cette Compagnie des louves ouvre la boîte de Pandore, Florence Rhodes ne déroge pas au mythe. Elle pose, bien caché derrière toute cette noirceur, un fragile espoir.




La compagnie des louves, Florence Rhodes aux éditions Caïman.

Après les chiens, Michèle Pedinielli


Nice de nos jours. Ghjulia Boccanera, dite Dioulia, détective privée qui vit un moment difficile après une agression, tombe sur le cadavre d’un jeune africain lors d’un jogging matinal. L’enquête est confiée au commandant Santucci, son ex-compagnon, qui lui conseille de s'occuper d'autre chose que de faire sa propre recherche de son côté. Heureusement pour Dioulia la mère d’une adolescente en fugue lui confie le soin de la retrouver. La découverte fortuite d’une chienne maltraitée va inciter Klara et Dagmar, un couple d’amies de Dioulia, vétérinaires à rechercher l’élevage sauvage  où l'animal a été martyrisé. De rencontres en tentatives d’intimidation, la détective réussira-t-elle à démêler les fils d’une enquête qui semble mélanger les trois histoires?

Michèle Pedinielli nous offre avec ce roman des retrouvailles avec son héroïne Dioulia, confrontée aux violences xénophobes qui frappent les malheureux réfugiés qui fuient les guerres.  Dans ce récit suprémacistes blancs, petits blancs aigris et voyous sans envergure tentent de contrer le travail de centaines de bénévoles mus par la compassion et l'esprit de justice. Se détachent alors les figures de Roger, le Maître, et de Marguerite d'un côté, de Melody adolescente paumée, d’une vedette de télé-réalité et de son frère de l’autre.

L’écriture est alerte, presque fiévreuse parfois. Elle accroche le lecteur dans cette quête désespérée et étouffante qui se déroule dans les paysages grandioses de Nice et ses environs. Le soleil et les plages cachent bien des noirceurs, le cliché mièvre d'une Côte d’Azur idyllique couvre pudiquement une violence latente. Un beau roman sur la justice et le besoin de ne jamais céder face à l’ignominie.









Après les chiens, Michèle Pedinielli aux Éditions l’Aube noire.

vendredi 28 février 2020

Le crépuscule des Justes, Georges-Patrick Gleize.

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Sainte-Colombe petit village endormi aux confins de l’Aude et de de l’Ariège abrite-t-il les réponses aux questions que se pose Roger Darmon ? En tous cas c'est ici que le quadragénaire vient enquêter sur François ce père qu’il n’a pas connu, et qui a disparu en juin 1962 près d’une des fermes en dehors du village. Un père dont il ignore tout à cause du silence obstiné de son grand-père maternel qui l’a élevé à la mort de sa mère. Débute alors une quête qui de confidences en découvertes fortuites va conduire Roger Darmon à explorer l’histoire locale entre 1942 et 1962.

À sa manière précise Georges-Patrick Gleize nous plonge dans une histoire à la fois singulière et universelle, celle de la recherche de ses racines et de la confrontation aux grandeurs et aux faiblesses de tous les humains. En fin historien l’auteur nous conduit avec gourmandise à la découverte de ces lieux qu’il connaît bien, autrefois bruissant de mille vies qui aujourd’hui languissent en ressassant leur nostalgie. Avec le crépuscule des Justes, Georges-Patrick Gleize nous offre une fois encore une belle histoire aux héros attachants. 

Le crépuscule des Justes de Georges Patrick Gleize, Calmann-Levy.

Cette chronique a été diffusée dans l'émission "Un jour, un livre, un auteur" sur Radio Présence Lourdes le . 

samedi 18 janvier 2020

Il minuscule, Philippe Pourtalet.

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Certains s’essayent au récit autobiographique en le romançant, Philippe Pourtalet se livre à une véritable anamnèse dans Il minuscule. Avec ce deuxième roman il poursuit l’exploration de ce qui construit l’existence humaine. Après Un battement d’elle, récit d’une quête obstinée de paternité qui d'échecs en désespoirs aboutira à la rencontre miraculeuse d’une enfant extra-ordinaire dont le lecteur se demande encore qui a élevé et éduqué l’autre du père ou de la fille, Il minuscule change la focale en s’intéressant aux moments fondateurs qui structurent la personnalité future.  Ici le Il en question, comme un miroir au Elle du précédent roman, est le narrateur qui va conduire son lecteur par une succession d’instantanés des prémices de sa naissance (savoureuse scène de la rencontre de ses géniteurs à Lourdes) à l'âge enfin adulte. Philippe Pourtalet réalise ici un beau récit de re-co-naissance, un écrit pour renaître à la pluralité des acteurs qui l’ont fait homme. Ce roman car bien que relatant des faits réels ce texte est un texte littéraire. Ce roman donc qui creuse ses racines dans la singularité de la vie de l’auteur, éclot dans l'universalité de l’Humain. Bien que le sujet soit Il le texte parle de nous, et nous invite à tourner nos regards reconnaissants vers ceux qui nous ont guidés.



Il minuscule de Philippe Pourtalet aux Éditions Arcane 17.

Cette chronique a été diffusée dans l'émission "Un jour, un livre, un auteur" sur Radio Présence Lourdes le 15 janvier 2020. 

mercredi 18 décembre 2019

Les pèlerins du diable, Frédéric Pons.

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Nous sommes à Lourdes, à quelques jours du 14 juillet et au plus fort des pèlerinages. Les attentats qui ont endeuillé la France sont encore dans toutes les mémoires, mais la vie s’écoule monotone et paisible dans la cité mariale qui semble loin de ces horreurs. Pourtant la petite phrase de défi lancée par Driss, un petit délinquant, au capitaine Payole va perturber le commandant divisionnaire Cabana. Et si la violence islamiste frappait la calme petite ville pyrénéenne ?

C’est sur cette hypothèse que Frédéric Pons construit l’intrigue de son roman. Il plonge le lecteur alternativement du côté de deux individus paumés que galvanise un recruteur auréolé de son passé chez Daesh, et les quelques policiers qui vont tenter de circonscrire le danger potentiel avec leurs maigres moyens. Le lieutenant Fournier, jeune femme ambitieuse, l’expérimenté capitaine Payole, ancien de la BAC paloise, le commandant Cabana, ex-militaire et croyant sincère, parviendront-ils à enrayer la mécanique diabolique qu’a concoctée Rachid le cerveau de ces pèlerins du diable ?

L’écriture de Frédéric Pons est nerveuse, simple, allant à l’essentiel. L’intrigue se déploie en aller-retour entre les deux camps pour dévoiler les techniques d’embrigadement et montrer la difficulté du dialogue. Le roman est fort bien documenté et entraine le lecteur dans une course contre la montre haletante qui le colle au livre. Un beau moment de lecture, qui en prime donne au lecteur des éléments de réflexion.

Les pèlerins du diable de Frédéric Pons, aux Éditions Calmann Lévy, collection territoires.

Cette chronique a été diffusée dans l'émission "Un jour, un livre, un auteur" sur Radio Présence Lourdes le 11 décembre 2019.

vendredi 8 novembre 2019

L'ombre des derniers Cathares, Alain Roumagnac.

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Richard Queyrane officier de police, expérimenté mais usé par le manque de considération de l’administration pour ses serviteurs, part à la retraite après une énième injonction contradictoire de l’institution. Inconsolable depuis le décès de sa femme quelques années plus tôt, rongé par le départ de son fils qui s’installe en couple, il rumine tristement dans son appartement parisien. Mais c’est compter sans un coup de pouce du destin qui va le sortir de son isolement : un copain de classe perdu de vue depuis des décennies vient de mourir et le charge d’une étrange mission à Toulouse leur ville natale à tous deux.
Queyrane constatera très vite que ses deux comparses d’occasion, Jérôme Carven son ancien coéquipier à l’OCBC (office Central de lutte contre le trafic de biens culturels) et Muriel Montoire, une experte en art, ne seront pas de trop pour l’aider à résoudre l'énigme que constitue le legs de son ancien camarade d’école. Car tout est mystérieux dans cette affaire : les personnages croisés au fil du récit, leurs mobiles, les objets trouvés…. Jusqu’au dénouement final.
Alain Roumagnac nous livre avec L’ombre des derniers Cathares son premier roman. Il nous convie à une lente exploration d’un mystère quasi millénaire et à celle de l’âme de trois solitudes attachantes. C’est d’une plume précise et érudite que l’auteur nous raconte les tâtonnements, les errances, les obstacles auxquels ces trois chevaliers modernes devront se mesurer pour parvenir au bout d’une quête mystique qui les changera. Un beau roman sur l’amour, l’amitié et la découverte de soi.

L’ombre des derniers Cathares d’Alain Roumagnac aux Éditions Cairn.

Cette chronique a été diffusée dans l'émission "Un jour, un livre, un auteur" sur Radio Présence Lourdes le 9 novembre 2019. 

mardi 5 novembre 2019

Le manuscrit improbable, Patrick Amand.

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Mais quelle mouche a piqué Charles Salviac, maire de Poitiers, ce 13 janvier 2017 d’annoncer en grandes pompes l’arrêt du projet de centrale photovoltaïque au profit d’une rénovation de La Merigote propriété de J.R. Bloch, journaliste et écrivain engagé, ami d’Aragon et de nombre de grands écrivains de la première moitié du XXème siècle ?
Certainement pas un coup électoraliste pense Jean-Michel Hénère, journaliste et rédacteur en chef de C ton Poitiers un gratuit informatif, patrimoine et culture n’étant plus des valeurs payantes face à l’écologie. Alors qu’a derrière la tête ce fin et roublard politique ? Le journaliste se trouve embarqué dans une enquête qui plonge dans le passé avec la visite 80 ans plus tôt jour pour jour de Louis Aragon à la Merigote. Que recherche avec tant d'avidité Claude Vival, universitaire spécialiste de Jean-Richard Bloch, lors des travaux de rénovation du lieu ? Quel rôle joue Lorea Sallarena, ex petite amie d’Henere et conservatrice de la médiathèque de Poitiers spécialiste de J.R. Bloch ? Et pourquoi certains objets disparaissent-ils de l’inventaire de la villa au fur et à mesure de l’avancement des travaux ? Las, non content des vols voici que s’accumulent les cadavres et notre rouletabille devra poursuivre son enquête a des risques et périls ?

Patrick Amand nous livre ici un récit qui mêle habilement intrigue policière et découverte littéraire. Dans une trame d’aller-retour entre 1937 et 2017 l’auteur nous invite à la redécouverte d’un auteur injustement oublié, dans le contexte de la Guerre d’Espagne, annonciateur de l’apocalypse qui plongera le monde dans l’horreur et le chaos. Il nous place en témoin privilégié de la rencontre en pleine nuit du 13 janvier 1937 entre Aragon et Bloch, puis il nous glisse à ses côtés lors d’une soirée entre auteurs où nous côtoyons les plus belles plumes et intellectuels de l’époque ( Stefan Sweig, Vildrac, Jules Romain, Georges Duhamel, Lazarus et bien entendu Aragon ). Le manuscrit improbable nous tient en haleine du début jusqu’à sa conclusion. Un beau récit érudit et fantasque à consommer avec délectation.


Le manuscrit improbable, Patrick Amand Éditions du Caïman.

Cette chronique a été diffusée dans l'émission "Un jour, un livre, un auteur" sur Radio Présence Lourdes le 2 novembre 2019. 

vendredi 1 novembre 2019

La face sombre du magicien, Anne Waddington.

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Dans « La face sombre du magicien » l’auteure Anne Waddington nous propose de suivre deux intrigues se déroulant à près de 80 ans de distance.
Le roman s’ouvre sur l’histoire de Mélissa Dawling, jeune femme libérée issue d’une famille riche de la grande bourgeoisie américaine au détour des années 30, de son frère Justin médecin eugéniste qui rejoindra l’Allemagne nazie pour y poursuivre ses travaux visant à éradiquer les « dégénérés » et de sa femme Déborah qui épouse elle aussi ses thèses.
Parallèlement en 2017 Clarisse, Jacques son frère, Ninon sa fille se trouvent plongés dans une sombre aventure qui met leur vie en danger. Est-ce que l’aide d’Yvonne une étrange amie de Marion, la mère de Clarisse, de Maître Delvaux ténor du barreau quoique nain et de Pierre-Marie Cassio son fidèle enquêteur parviendra à écarter les dangers qui planent sur eux ? Et quel rapport peut-il y avoir entre leurs agresseurs et des femmes ayant côtoyé des nazis, mortes assassinées ?

Encore une fois Anne Waddington nous dévoile un pan méconnu ou plus simplement refoulé de notre histoire. Après la place des femmes durant la première guerre mondiale, après la résistance face à l’occupant et ses collaborateurs dans les monts de Lacaune, elle nous montre que bien avant les lois nazies contre les handicapés et malades graves de 1933, les États Unis et d’autres nations démocratiques ont déployé un arsenal juridique semblable et dans le même but : réduire la dépense que suscite la prise en charge des plus faibles de nos concitoyens. Comme à son habitude la plume de l’auteure nous plonge plaisamment dans les méandres de l’âme des protagonistes et le contexte de l’époque. Les personnages sont d’une densité qui nous touche, et les péripéties empêchent le lecteur tenu en haleine de se détacher du roman. Une bien belle histoire, douloureuse et cependant pleine de ressort pour résister.

La face sombre du magicien, Anne Waddington Éditions La plume d’Alain.

Cette chronique a été diffusée dans l'émission "Un jour, un livre, un auteur" sur Radio Présence Lourdes le 26 octobre 2019.

lundi 28 octobre 2019

Les mots des salines, Philippe Nonie, Prix Francis Jammes 2019.

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Les mots des salines de Philippe Nonie, qui vient de se voir attribuer le prix Francis Jammes à Vic-en-Bigorre, est plus qu’un roman intimiste ; il est aussi une patiente plongée dans les souvenirs d’une jeune femme endeuillée et une ode majestueuse à la lenteur. Lenteur de la marche, lenteur de l’évaporation qui fait émerger le sel en une écume immaculée, lenteur du processus de deuil. Ce roman est une belle histoire d’amour triangulaire où le lent déroulement de l’extraction du sel est une métaphore du travail que requiert la perte, pour partant d’abysses vertigineuses aboutir à la paix reconstructrice.

Elle, c’est Sophie qui travaille dans l’édition et qui à la suite de la perte de Stéphane son compagnon décide de remonter le cours du fleuve Adour pour, à travers cette marche à rebours, aller vers le passé à la recherche de ses anciennes amours. Lui, s’appelle Simon, c’est un écrivain britannique dont le dernier roman a pour cadre les salines Villeroy à Sète. Sophie et lui se sont aimés par le passé. Victime d’une maladie des yeux qui l’a rendu aveugle Simon a besoin d’un accompagnement pour ce travail. Sophie, tout en lui cachant leur passé amoureux commun, est chargée de l’aider et tous deux vont se côtoyer ainsi au long d’un été finissant. Stéphane, l’amant décédé, s’intercale non comme un fantôme perturbateur, mais comme un médiateur entre passé et présent, entre amour perdu et amour déchiré, avec cette question lancinante : l’amour peut-il renaître de ses cendres ?





Les mots des salines de Philippe Nonie aux Éditions TDO, prix Francis Jammes 2019.

Cette chronique a été diffusée dans l'émission "Un jour, un livre, un auteur" sur Radio Présence Lourdes lors du direct depuis Le Salon du Livre Pyrénéen le 5 octobre 2019. 

Trésors géologiques du Pays basque, Prix du Livre pyrénéen 2019

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Ce guide nous invite à découvrir des paysages exceptionnels liés à l’érection de la chaîne des Pyrénées et à identifier des formations géologiques significatives que cela a créé. Organisé autour d’une description fine de la côte basque française et de son pendant espagnol, il fait aussi la part belle à l’estuaire de la Bidasoa.
Dans cet ouvrage d’un peu plus d’une centaine de pages, Thierry Juteau développe son propos avec beaucoup d’érudition. Ses descriptions précises sont soutenues par une grande quantité de photos, de croquis et schémas très parlants. Un beau voyage à la fois dans le temps et dans l’espace pour découvrir un autre angle de vue sur ces endroits que l’on croyait connaître.



Trésors géologiques du Pays basque dir. Thierry Juteau, Éditions Kilika. Prix du Livre Pyrénéen-Guide 2019.

Cette chronique a été diffusée dans l'émission "Un jour, un livre, un auteur" sur Radio Présence Lourdes lors du direct depuis Le Salon du Livre Pyrénéen le 5 octobre 2019.